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Désolé, mais « coucou toi » tous les 10 jours, ce n’est pas de l’intérêt : 7 signes de breadcrumbing

6 min de lecture

Un pain rompu en deux sur une nappe à carreaux, entouré de miettes
Photo : fireskystudios.com, StockSnap (CC0)

Le breadcrumbing, c’est quand quelqu’un t’envoie juste assez de messages pour que tu continues d’espérer, et jamais assez pour que ça avance. Si les plans ne se font jamais mais que les « coucou toi » reviennent toujours, tu y es. Voici à quoi ressemblent les miettes, comment les distinguer de quelqu’un de simplement lent, et le message qui arrête l’attente.

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Sommaire
  1. Le breadcrumbing, c’est quoi ?
  2. Des exemples de breadcrumbing : à quoi ressemblent les miettes
  3. Les 7 signes du breadcrumbing
  4. Breadcrumbing ou simple lenteur ?
  5. Le message qui met fin à l’attente
  6. Pourquoi le breadcrumbing fait autant de mal
  7. Le détail que personne ne regarde : tes propres miettes
  8. Questions fréquentes

Le breadcrumbing, c’est quoi ?

Le breadcrumbing, c’est donner à quelqu’un des miettes d’attention (un message, un like, une promesse vague) pour garder son intérêt sans jamais s’engager. Le mot vient de l’anglais « breadcrumbs », les miettes de pain du Petit Poucet : elles tracent un chemin, mais il ne mène nulle part.

On le voit surtout en drague, mais aussi avec un ex qui réapparaît ou un ami qui « doit absolument te voir » depuis un an.

35,6 %

des 18-40 ans interrogés disent en avoir été la cible dans l’année

86,1 %

ne connaissaient pas le mot

626

adultes interrogés en Espagne (Navarro et al., 2020)

Ces chiffres viennent d’une étude menée en Espagne auprès de 626 adultes (Navarro et al., Escritos de Psicología, 2020).

Des exemples de breadcrumbing : à quoi ressemblent les miettes

Une miette, c’est un message qui fait plaisir sur le moment et qui ne demande rien, ne propose rien, ne mène à rien. Un par un, ils ont l’air gentils. C’est la répétition qui parle.

Le messageCe qu’il faitCe qui manque
« coucou toi 👀 » après dix jours de silenceTe rappeler que la personne existeUne question, une suite
« ça m’a fait penser à toi » + un mèmeMontrer de l’attention à peu de fraisUne envie de se voir
« faut trop qu’on se voie un de ces jours ! »Promettre sans dateUn jour, une heure, un lieu
« désolé, semaine de fou » trois fois de suiteExcuser le silence d’avanceLa semaine où ça se calme

Les 7 signes du breadcrumbing

  1. Les messages arrivent par vaguesTrois soirs de suite, puis rien pendant une semaine, puis un « tu deviens quoi ? » comme si de rien n’était. Ce rythme ressemble aux signaux hot and cold qui précèdent le ghosting, sauf qu’ici, la personne ne disparaît jamais tout à fait.
  2. Les plans restent au conditionnel« On devrait », « faudrait », « un de ces jours ». Tu n’as jamais vu une date sortir de ces phrases.
  3. Les rendez-vous sautent à la dernière minuteQuand une date existe enfin, elle saute le jour même, avec une excuse et sans autre date.
  4. L’autre revient quand tu t’éloignesTu arrêtes de répondre, tu commences à voir quelqu’un d’autre, et comme par hasard, le message arrive. C’est le signe le plus fiable.
  5. Tes questions restent sans réponseTu demandes « tu fais quoi ce week-end ? » et tu reçois un emoji. Si c’est toujours toi qui relances, ce décodage t’aidera à lire le reste.
  6. L’attention passe par les réseaux, pas par la conversationDes vues de story, des likes, des réactions. Beaucoup de présence, très peu de mots.
  7. Tu relis ses messages pour y trouver un sensTu fais des captures pour tes amis, tu analyses un « haha » à la loupe. Quand l’intérêt est là, on n’a pas besoin de décoder : ça se voit.

La différence entre du breadcrumbing et quelqu’un de juste lent ou timide tient en un mot : la progression. Quelqu’un de lent avance lentement. Quelqu’un qui te laisse des miettes répète la même étape.

Quelqu’un de lentDu breadcrumbing
Les plansTardent, mais finissent par avoir une dateRestent au « un de ces jours »
Tes questionsReçoivent une vraie réponse, même tardSont esquivées
Une annulationArrive avec une autre dateArrive avec une excuse
Au bout d’un moisVous en êtes plus loinVous en êtes au même point

Le message qui met fin à l’attente

La meilleure réponse au breadcrumbing est une proposition précise : un jour, une heure, un lieu. Elle n’accuse personne et elle oblige à répondre oui, non, ou une autre date. Un « on verra » est aussi une réponse.

La situationLe message
Le « faut qu’on se voie »« Carrément. Jeudi 19 h, au bar d’en bas de chez toi ? »
Le « coucou toi » après dix jours« Coucou ! Ça me ferait plaisir de te voir pour de vrai. Tu es libre cette semaine ? »
La troisième annulation« Pas de souci. Quand tu auras une date sûre, dis-la-moi. »
Tu veux savoir où tu en es« J’aime bien te parler, mais je cherche quelque chose qui avance. Et toi ? »

Après ce message, le geste qui compte est de ne plus relancer. Si la réponse est un nouveau « un de ces jours », tu as ta réponse. Et si vous en êtes à vous voir sans savoir ce que vous êtes, c’est plutôt une situationship.

Tout se passe sur WhatsApp ? RevealChat compte qui ouvre les conversations, qui propose les plans, et comment ça a bougé mois après mois.

Pourquoi le breadcrumbing fait autant de mal

Le breadcrumbing fait mal parce qu’il ne finit jamais : un silence net, on finit par le comprendre, alors qu’une miette tous les dix jours relance l’espoir à chaque fois. Dans la deuxième étude de la même équipe, les personnes qui avaient vécu du breadcrumbing se disaient moins satisfaites de leur vie et plus seules. Le ghosting seul, lui, n’y était lié à rien de mesurable (Navarro et al., 2020). C’est une corrélation, pas une preuve.

Les raisons de faire du breadcrumbing sont souvent banales : garder une option ouverte, s’ennuyer un soir, aimer qu’on fasse attention à soi, ne pas savoir ce qu’on veut, ou ne pas oser dire non. Aucune ne dépend de toi.

Le détail que personne ne regarde : tes propres miettes

Dans l’étude espagnole, 35,6 % des gens disaient avoir subi du breadcrumbing dans l’année. Et 36,7 % disaient l’avoir fait eux-mêmes.

Autant de gens envoient des miettes qu’en reçoivent. Avant de juger l’autre, ouvre ta liste de conversations : il y a peut-être quelqu’un à qui tu envoies un « faut qu’on se voie » depuis des mois. Lui proposer une vraie date, ou lui dire simplement que ce n’est plus le moment, c’est le geste que tu attends toi-même.

Questions fréquentes

Le breadcrumbing, c’est envoyer à quelqu’un des miettes d’attention (un message de temps en temps, un like, une promesse vague) pour garder son intérêt sans jamais s’engager. Le mot vient de l’anglais « breadcrumbs », les miettes de pain. On le voit surtout en amour, mais aussi en amitié et au travail.

Le plus efficace est une proposition précise, avec un jour, une heure et un lieu, au lieu de répondre aux messages vagues sur le même ton. Elle oblige à répondre oui, non ou une autre date. Ensuite, ne relance plus : si la réponse reste « un de ces jours », c’est une réponse.

Quelle différence entre breadcrumbing et ghosting ?

Le ghosting, c’est disparaître sans un mot. Le breadcrumbing, c’est ne jamais disparaître tout à fait : la personne revient avec un message léger dès que tu t’éloignes, sans que rien n’avance. Le ghosting coupe le lien, le breadcrumbing le laisse pendre, ce qui le rend souvent plus difficile à lâcher.

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