Faire analyser une conversation, sans faire n’importe quoi
4 min de lecture
Un export WhatsApp contient les messages de quelqu’un qui n’a rien demandé. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut rien en faire, ça veut dire qu’il faut savoir où il part. Trois questions suffisent à trier les outils.
Ce que contient le fichier que tu déposes
Un export sans les médias reste un document dense : les messages des deux côtés, mot pour mot, datés à la minute, sur toute la durée de la conversation. Souvent des années. Dans le corpus qui a servi à calibrer RevealChat, un seul fil couvrait près de sept ans.
Il contient aussi, sans que ça se remarque, les cartes de visite des contacts partagés dans la discussion, donc parfois des numéros de tiers. Et les noms des participants, tels qu’ils sont dans ton carnet d’adresses.
Autrement dit : la moitié de ce fichier appartient à l’autre personne. C’est la vraie question de ce guide, avant toute considération technique.
Les trois questions à poser à n’importe quel outil
- Où le fichier est-il lu ?Sur ton appareil, ou sur un serveur ? Un site web qui te fait glisser le fichier dans un navigateur peut faire les deux, et la différence est totale. La réponse doit être écrite, pas déduite.
- Qu’est-ce qui est conservé, et combien de temps ?Les messages eux-mêmes, ou seulement des résultats ? Une durée précise doit être annoncée. « Nous ne conservons pas vos données » sans durée ni périmètre ne veut rien dire.
- Qui d’autre les reçoit ?Un outil qui écrit du texte s’appuie presque toujours sur un modèle d’IA tiers. Ce tiers doit être nommé, et ce qu’il en fait doit être écrit : conservation, entraînement, pays.
Les signaux qui doivent te faire fermer l’onglet
- Aucune identité d’éditeur. Pas de nom, pas d’adresse, pas de numéro d’enregistrement. En Europe, c’est une obligation légale, pas un choix de présentation.
- Pas de politique de confidentialité, ou une page générique qui ne cite aucun prestataire par son nom.
- Une promesse absolue. « Tout reste chez vous » sur un service qui produit du texte rédigé est presque toujours faux : rédiger demande un modèle, et le modèle doit recevoir quelque chose.
- Une note et des milliers d’avis, sur un service inconnu. Des chiffres de preuve sociale invérifiables sont le signal le moins coûteux à fabriquer.
- Un outil qui propose de lire la conversation de quelqu’un d’autre. Ce n’est plus une analyse, c’est de la surveillance, et c’est illégal dans la plupart des pays.
La question du consentement
Analyser une conversation à laquelle tu as participé, pour te comprendre toi, est une chose. La règle simple, et elle vaut pour tous les outils : n’importe que des conversations où tu es un participant.
Ce qui suit compte autant : ce que tu fais du résultat. Une carte de résultat partagée publiquement peut exposer une personne identifiable sur des propos privés. Le nom peut être flouté, la conversation reste reconnaissable par celui qui l’a vécue.
Un outil d’analyse ne peut pas te dire ce que quelqu’un pense, et aucun ne devrait le prétendre. Il compte des messages écrits. Un résultat formulé comme un diagnostic sur une personne, « il est évitant », « elle est narcissique », est un résultat mal écrit, quelle que soit la qualité du calcul derrière.
Ce que fait RevealChat, précisément
Autant appliquer les trois questions à nous-mêmes, et la réponse honnête est plus nuancée que le slogan habituel.
- Le nettoyage est local. Lecture du .zip, découpage, fusion des identités, calcul des compteurs : tout ça tourne sur ton téléphone, hors ligne. Ton fichier d’export n’est jamais envoyé.
- Rien ne part avant que tu lances une analyse, y compris pour les 3 insights offerts. C’est toi qui déclenches l’envoi.
- Quand tu la lances, des extraits partent. Pas ta liste de contacts, pas tes médias, pas ton carnet d’adresses : des extraits et des compteurs, sélectionnés pour limiter ce qui sort. Nous n’écrivons pas tes messages sur nos serveurs, ils les traversent le temps de l’appel.
- Deux fournisseurs de modèle sont nommés, Mistral AI et OpenAI. Ils conservent ce qu’ils reçoivent trente jours glissants pour détecter les abus, puis le suppriment, et ne s’en servent pas pour entraîner leurs modèles.
- La base est en Irlande, dans l’Union européenne.
La formule exacte n’est donc pas « tout reste sur ton téléphone ». C’est : le nettoyage est local, l’écriture des insights ne l’est pas. Le détail complet est dans la politique de confidentialité, et la suppression se demande depuis cette page ou en un geste dans l’application.
Enfin, une chose que RevealChat ne peut pas faire, par construction : lire une conversation à laquelle tu n’as pas accès. L’application ne se connecte à aucun compte WhatsApp. Elle ouvre un fichier que tu as exporté toi-même, et rien d’autre.
Importe un export WhatsApp et découvre les 3 premiers insights en quelques minutes.
